Peindre d’après photo : 7 erreurs qui empêchent d’obtenir un résultat réaliste

Peindre d’après photo est extrêmement pratique.

 

Vous pouvez travailler tranquillement chez vous, prendre votre temps, agrandir certains détails et conserver exactement la même lumière pendant toute la réalisation de votre tableau.

 

Pour peindre un animal, un paysage, une fleur ou même un portrait, la photographie constitue donc un formidable outil de référence.

 

Mais attention : une photo n’est pas forcément plus facile à peindre que la réalité.

 

Elle peut même vous tendre quelques pièges.

 

Quand on débute, on a souvent tendance à vouloir copier fidèlement tout ce que l’on voit sur l’image. Pourtant, pour obtenir une peinture réaliste, il faut parfois faire exactement l’inverse : observer, comprendre, simplifier et interpréter.

 

Voici 7 erreurs fréquentes lorsque l’on peint d’après photo, et surtout comment les éviter.

 

palette%20parfaite%20ebook%20(1)

Erreur n° 1 : choisir une mauvaise photo de référence

Avant même de commencer à peindre, la qualité de votre résultat dépend déjà beaucoup de votre photographie.


Une image floue, trop sombre ou prise avec une lumière peu lisible vous donnera forcément plus de difficultés.
 

Pour peindre un animal, par exemple, une photographie bien contrastée facilite considérablement l’observation du pelage, des ombres et des différentes zones de lumière.
 

Choisissez donc une photo :

  • suffisamment nette ;

  • avec un sujet bien identifiable ;

  • comportant des zones claires et sombres lisibles ;

  • dans laquelle les formes importantes ne disparaissent pas dans l’ombre ;

  • avec une composition qui vous plaît réellement.

 

Pour vos premières peintures d’après photo, évitez également les scènes contenant une quantité énorme de détails.
 

Un sujet relativement simple vous permettra de mieux vous concentrer sur les formes, les couleurs et la lumière.
 

peindre-apres-photo-erreurs-resultat-realiste1

Erreur n° 2 : peindre ce que vous savez au lieu de peindre ce que vous voyez

Votre cerveau connaît déjà beaucoup de choses.

 

Il sait qu’un arbre est vert, que la neige est blanche, que le sable est beige ou qu’une mer est bleue.

 

Et c’est justement là que commencent les problèmes !

 

Lorsque vous peignez d’après photo, oubliez un instant le nom des objets et observez réellement leurs couleurs.

 

Un feuillage peut contenir du jaune, du brun, du gris et des verts très désaturés.

 

La neige, elle, peut présenter des teintes jaunes très pâles dans la lumière et des gris bleutés dans les ombres.

 

Même le sable varie énormément selon qu’il est sec, humide, éclairé ou dans l’ombre.

 

Posez-vous une meilleure question

Au lieu de vous demander :


« De quelle couleur est cet objet ? »

 

Demandez-vous :

« Quelle couleur est-ce que je vois précisément à cet endroit ? »

 

Cette petite différence peut complètement transformer votre manière de peindre.

Erreur n° 3 : se jeter sur les détails trop rapidement

C’est particulièrement tentant lorsque votre photographie est très nette.

 

Vous voyez un cil, un reflet dans un œil, une petite branche, quelques poils éclairés…

 

Et vous sortez immédiatement votre pinceau le plus fin.

 

Le problème, c’est que vous commencez alors à décorer un tableau dont les fondations ne sont peut-être pas encore solides.

 

Commencez toujours par les grandes masses :

  1. les formes principales ;

  2. les grandes zones d’ombre et de lumière ;

  3. les couleurs dominantes ;

  4. les volumes ;

  5. les textures ;

  6. les petits détails.

 

Pour peindre un pelage réaliste, par exemple, il est inutile de commencer par représenter les poils un à un. Il est beaucoup plus efficace de poser d’abord une masse sombre, puis la couleur générale du pelage et seulement ensuite les poils éclairés.

 

Les détails viennent à la fin pour renforcer le réalisme. Ils ne doivent pas servir à cacher une construction approximative.


 

peindre-apres-photo-erreurs-resultat-realiste3

Erreur n° 4 : négliger les valeurs

Une photographie peut contenir de magnifiques couleurs et énormément de détails.

 

Mais si vos zones claires et foncées ne sont pas correctement placées, votre peinture manquera de volume.

 

Les valeurs correspondent simplement au degré de clarté ou d’obscurité d’une couleur.

 

Elles permettent notamment de comprendre :

  • où arrive la lumière ;

  • quelles parties avancent ;

  • quelles parties reculent ;

  • où commencent les ombres ;

  • comment les formes prennent du volume.

 

Le travail des ombres est donc fondamental pour rendre un sujet crédible. Leur température et leur intensité dépendent notamment de la lumière qui éclaire la scène.

 

Avant d’ajouter des petits détails, reculez-vous régulièrement de votre toile.

 

Si le volume fonctionne déjà à distance, vous pourrez ensuite affiner tranquillement.

 

 

Erreur n° 5 : copier toutes les couleurs de la photo sans les analyser

Une photographie n’est pas la réalité.

 

Selon l’appareil, l’écran, les réglages ou les conditions de prise de vue, certaines couleurs peuvent paraître plus froides, plus vives ou plus ternes.

 

Votre travail de peintre consiste donc à observer les rapports entre les couleurs, et pas seulement à chercher une correspondance exacte.

 

Regardez notamment si une couleur est :

  • chaude ou froide ;

  • claire ou foncée ;

  • vive ou neutralisée ;

  • influencée par les couleurs qui l’entourent.

 

Dans un paysage, par exemple, un vert directement sorti du tube peut sembler artificiel parce que les verts présents dans la nature sont souvent beaucoup plus nuancés.

 

La photographie doit vous servir de guide.

 

Elle ne doit pas vous empêcher de réfléchir à vos mélanges.

 

peindre-apres-photo-erreurs-resultat-realiste2

Erreur n° 6 : donner la même netteté à toute la peinture

Regardez attentivement votre photographie.

 

Tous les contours sont-ils parfaitement nets ?

 

Probablement pas.

 

Certaines zones sont précises, tandis que d’autres semblent plus douces ou se fondent presque dans leur environnement.

 

Si vous dessinez chaque objet avec un contour très marqué, votre tableau risque de paraître découpé et artificiel.

 

La netteté peut également participer à la profondeur.

 

Dans un paysage, par exemple, les contours du premier plan peuvent être plus affirmés alors que ceux de l’arrière-plan deviennent plus doux. Cette différence aide l’œil à comprendre l’espace.

 

Ne cherchez donc pas systématiquement à tout préciser.

 

Parfois, un contour légèrement perdu paraît beaucoup plus réaliste qu’une ligne parfaitement dessinée.

 

Erreur n° 7 : vouloir reproduire absolument tout ce qui apparaît sur la photo

Voilà peut-être le piège le plus fréquent.

 

Une photographie contient énormément d’informations.

 

Des feuilles, des herbes, des rides, des grains de sable, des poils, des reflets…

 

Mais vous n’avez pas besoin de tout reproduire.

 

Pour peindre un animal réaliste, par exemple, inutile de compter et de peindre chaque poil. Ce sont la direction, la longueur, les différentes valeurs et quelques détails bien choisis qui donnent l’impression du pelage.

 

Le même principe fonctionne avec un arbre, une plage ou une étendue d’eau.

 

Sélectionnez ce qui est réellement important.

 

Votre peinture n’est pas une photocopie

Posez-vous régulièrement cette question :

« Si je supprime ce détail, est-ce que mon sujet fonctionne toujours ? »

Si la réponse est oui, ce détail n’est probablement pas indispensable.

Votre objectif n’est pas de prouver que vous êtes capable de tout reproduire.

Votre objectif est de créer une image convaincante.

 

peindre-apres-photo-erreurs-resultat-realiste4

Avant de conclure l'article en faisant le point sur les clés à retenir pour réussir votre peinture d’après photo, sachez qu'en ce moment vous pouvez rejoindre la formation " La Peinture c'est Facile ! "  ! Et profiter de plus de 400 heures de cours de peinture.

Si cela vous intéresse, vous pouvez cliquer ici pour profiter de 7 jours d'essai offerts en cliquant ici :

Banniere%20blog%201

Les clés à retenir pour réussir votre peinture d’après photo

Peindre d’après photo ne consiste donc pas simplement à poser une image devant son chevalet et à la recopier.

 

Une bonne photographie vous donne des informations.

 

À vous ensuite de les analyser.

 

Avant de commencer, choisissez une référence suffisamment claire. Observez les vraies couleurs plutôt que les couleurs que votre cerveau associe au sujet. Construisez d’abord les grandes formes et les valeurs, puis les volumes.

 

Les détails viendront ensuite.

 

Les erreurs fréquentes à retenir

Évitez surtout de :

  • choisir une photographie difficile à lire ;

  • peindre les couleurs de mémoire ;

  • commencer immédiatement avec un petit pinceau ;

  • négliger les ombres et les valeurs ;

  • reproduire les couleurs sans les analyser ;

  • rendre tous les contours parfaitement nets ;

  • vouloir copier chaque petit détail.

 

À l’inverse, prenez régulièrement du recul et comparez l’impression générale de votre tableau à celle de votre référence.

 

C’est souvent beaucoup plus instructif que d’observer votre toile à dix centimètres.

 

Aller plus loin

Travailler d’après photographie peut devenir un excellent exercice pour développer votre observation.

 

Plus vous pratiquerez, plus vous commencerez à remarquer des choses que vous ne voyiez pas auparavant : une ombre légèrement bleutée, un vert presque gris, une transition très douce entre deux formes ou un reflet minuscule qui suffit à donner du volume.

 

Et c’est finalement là que la photographie devient vraiment intéressante.

 

Elle ne vous apprend pas seulement à copier.

 

Elle vous apprend à regarder.

 

La prochaine fois que vous choisirez une photo à peindre, ne vous demandez donc pas uniquement si elle est jolie.

 

Demandez-vous surtout : « Est-ce que je comprends ce que la lumière, les couleurs et les formes sont en train de faire ? »

 

Si la réponse est oui, vous avez déjà fait une bonne partie du travail.